En 2026, l’État recentre les aides à l’apprentissage sur les petites entreprises. C’est une bonne nouvelle pour les TPE qui souhaitent recruter et former leurs futurs talents sans exploser leur masse salariale.
Aides apprentissage 2026 : un dispositif recentré sur les TPE
1. Qui peut bénéficier des aides ?
Les aides à l’embauche d’apprentis sont désormais réservées aux entreprises de moins de 250 salariés.
Concrètement, cela signifie que les TPE restent au cœur du dispositif et continuent d’être accompagnées financièrement lorsqu’elles recrutent un apprenti.
Pour être éligible, l’apprenti doit préparer un diplôme de niveau CAP à bac, avec des extensions possibles jusqu’au niveau bac+2 dans certains territoires d’outre-mer.
2. Combien peut toucher une TPE pour un apprenti ?
À partir du 1er janvier 2026, une entreprise qui recrute un apprenti peut bénéficier d’une aide de 5 000 € pour la première année du contrat, dès lors que le diplôme préparé est au plus de niveau bac.
Lorsque l’apprenti est en situation de handicap, le montant de l’aide est porté à 6 000 € pour cette première année, avec la possibilité de cumuler d’autres dispositifs spécifiques (ex. Agefiph).
Cette aide vient s’ajouter à d’autres avantages déjà existants, notamment le coût salarial réduit de l’apprenti et certaines exonérations de cotisations sociales prévues par le Code du travail.
3. Ce qui change par rapport aux années précédentes
Jusqu’en 2025, les aides à l’apprentissage étaient plus larges, notamment pour les niveaux de diplôme supérieurs (BTS, licence, master) et pour les entreprises de plus grande taille.
À partir de 2026, ces aides sont recentrées :
- Ciblage sur les entreprises de moins de 250 salariés
- Limitation aux diplômes jusqu’au bac sur la majeure partie du territoire
- Montant standardisé à 5 000 € (6 000 € en cas de handicap) pour la première année de contrat.
Pourquoi recruter un apprenti en 2026 ?
Pour une petite entreprise, recruter un apprenti reste un moyen efficace de :
- Former un futur collaborateur aux méthodes et à la culture de l’entreprise
- Anticiper des besoins de main-d’œuvre dans un contexte de tension sur certains métiers
- Bénéficier d’un soutien financier significatif la première année, qui permet d’alléger le coût du recrutement et de sécuriser la décision d’embauche.
Les bonnes pratiques
- Vérifier le niveau du diplôme préparé par l’apprenti (CAP, bac pro, etc.) avant la signature du contrat.
- Anticiper le calendrier de recrutement afin de sécuriser la conclusion du contrat.
- Se rapprocher de son OPCO et de sa gestionnaire de paie pour être accompagnée dans les démarches administratives (déclaration du contrat, demande d’aide, suivi des versements).
Les règles pouvant encore évoluer en fonction des décisions budgétaires de l’État, nous vous recommandons de vous renseigner régulièrement sur les informations actualisées avant chaque nouveau recrutement.




